... j'ai instinctivement ordonné au garçon à la barre de mettre "à bâbord toutes", dans le but de prendre le large et de l'éviter.
J'avais à peine prononcé ces mots que le cachalot est revenu vers nous à pleine vitesse, et, qu'il a frappé le navire avec sa tête, juste devant les porte-haubans de misaine; le coup fût si fort qu'il nous jeta presque à terre. Le bateau s'est alors élevé avec tant de soudaineté et de violence que s'il avait heurté un rocher, et il a tremblé comme une feuille pendant plusieurs secondes.
Nous nous nous sommes regardés les uns les autres, totalement stupéfaits, et presque incapables de prononcer un mot. Plusieurs minutes se sont écoulées avant que nous puissions donner toute sa mesure à ce terrible accidents.
Le récit de l’extraordinaire et affligeant naufrage du baleinier Essex a inspiré Ron Howard pour la réalisation de son film « Au cœur de l’océan ». Histoire qui a inspiré Herman Melville pour l’écriture du célèbre Moby Dick. Drame qui plonge un équipage dans le plus grand désespoir durant 93 jours. Une lutte pour la survie époustouflante.
Première rencontre avec le cachalot à l’origine de Moby Dick
1819, la chasse à la baleine est une activité des plus lucratives, tant la cire est recherchée et se vend à un bon prix. L’Essex est en pleine chasse quand le drame arrive. Un cachalot énorme décide de se défendre en attaquant le bateau. Une énorme baleine blanche qui torpille le navire avant de disparaître. Le bateau prend l’eau, l’équipage a juste le temps de rassembler quelques vivres et outils avant d’embarquer sur les canots de sauvetage. Commence une longue dérive de 93 jours. Seuls en pleine mer, ces hommes vont devoir gérer leurs maigres réserves pour espérer tenir jusqu’à ce qu’on vienne les secourir...
Pour commencer, je tiens à souligner l’excellent travail de Xavier Bachelot, le traducteur. Ce roman est très bien écrit et il a donné au style un esprit d’époque qui s’accorde très bien à cette histoire. Le vocabulaire est soutenu et les termes marins abondants. Pourtant, je garde un avis mitigé de cette lecture.
Si j’ai aimé l’écriture, l’histoire en elle même ne m’a pas réellement plu. Je m’y suis même un peu ennuyée. Pourquoi n’ai je pas ressenti l’excitation à laquelle je m’attendais à la lecture d’un roman d’aventures ? Je n’en sais rien. Toujours est-il que j’ai été heureuse d’arriver au mot « fin ».
Il faut dire que ce récit est très classique, le naufrage arrive très tôt dans le roman et l’équipage est donc confiné sur leurs embarcations de fortunes dès le début du livre. Problème, hormis des considérations sur le temps, sur la faim, la soif et le questionnent quant à leur hypothétique survie, il ne se passe rien. J’ai trouvé le tout très lent.
Paradoxalement, je trouve tout de même ce roman très bon. Il est très bien documenté, on sent une parfaite maitrise du vocabulaire maritime et l’esprit XIXè siècle est parfaitement respecté. Les personnages principaux sont érudits et le respect des classes et des grades est présent.
Pourquoi cette lecture ?
C’est un roman que j’avais acheté sur un coup de tête lors d’une visite chez mon libraire à l’automne 2015. Je n’avais pas encore eu le temps de le lire et c’est en tirant le titre pour ma lecture du challenge « 1 an avec ma book jar » que je suis tombée sur le récit de l’extraordinaire et affligeant naufrage du baleinier Essex d’Owen Chase paru aux éditions Robert Laffont. J’étais contente de tomber sur ce titre, dommage qu’il ne m’ait pas plu plus que ça.
Récit de l'extraordinaire et affligeant naufrage du baleinier Essex d'Owen Chase
Paru le 3 décembre 2015 aux éditions Robert Laffont
ISBN : 2-221-19184-6
160 pages
9.00€
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